19 Décembre 2023 - Université du Sine Saloum El-hâdj Ibrahima NIASS

“Si pour obtenir une réponse correcte et complète à une question donnée (…) une construction requiert un temps d’observation plus court qu’une autre construction, on dira qu’elle est plus efficace pour cette question”
Il développe une grammaire graphique en lien avec l’information à représenter (les données).








Les émigrants du Globe (Minard, 1862)
Source : Libération, 2015
Source : Le Grand Continent, 2022


Carte figurative de l’instruction populaire de la France (1826), par Charles Dupin
Source : Chroniques Cartographiques, 2015
Les classes doivent être homogènes et distinctes les unes des autres.
Le nombre de classes doit être inférieur au nombre d’observations.
Les caractéristiques essentielles de la distribution doivent être préservées (étendue, dispersion, forme de la distribution).
Il est préférable d’utiliser des limites de classes arrondies ou pertinentes. Les bornes de classes doivent être facile à lire et à mémoriser.



Elles définissent la forme et la localisation de l’objet à cartographier sur la surface terrestre.
La position des géométries est toujours exprimée dans un système de coordonnées explicite : coordonnées géographiques (latitude / longitude) ou coordonnées projetées (X / Y).
2 types de données sont à différencier : le raster et le vecteur.
C’est une image (plan scanné, photographie aérienne, image satellitaire…) localisée dans l’espace.
L’information géographique est alors stockée dans des cellules (pixel) contiguës généralement carrées.
Chaque pixel défini par une résolution possède des valeurs qui peuvent être traitées et cartographiées.

2 types de données sont à différencier : le raster et le vecteur.
Il s’agit d’objets géométriques de type points, lignes ou polygones.
Ces objets vectoriels ne pixelisent pas. On parlera néanmoins de niveaux de généralisation pour qualifier leur niveau de précision (parfois aussi appelée résolution).
Chaque objet est défini par un identifiant unique.

2 types de données sont à différencier : le raster et le vecteur.
Les formats de stockage des géométries les plus connus sont :
Le niveau de détail relatif aux géometries vectorielles (nombre de points).
Les fournisseurs de données géographiques offrent parfois plusieurs niveaux de généralisation, comme Natural Earth ou Eurostat (GISCO).
Le choix du niveau de généralisation adapté dépend des objectifs de la carte, de l’emprise de espace d’étude, et des caractéristiques des polygones du fond de carte.
Le choix du niveau de généralisation adapté dépend des objectifs de la carte, de l’emprise de espace d’étude, et des caractéristiques des polygones du fond de carte.
Des outils existent pour simplifier le niveau de détail des géométries, comme Mapshapper.


Les fournisseurs de fonds de carte géoréférencés sont nombreux…
Au niveau international par exemple :
L’ensemble des informations relatives à un objet géographique, qui le décrivent et le caractérisent.

Les géométries contiennent parfois quelques attributs statistiques, assez limités pour initier des analyses ou produire des représentations cartographiques.
Il est toutefois souvent nécessaire de compléter les géométries avec des données attributaires (venant d’autres sources : instituts statistiques, ONG, etc.).

L’enrichissement de données attributaires au format tabulaire (.csv, .xls, .ods, etc.) est réalisé par une jointure attributaire.
Elle d’associer deux tables attributaires décrivant des entités communes. L’opération produit une seule table juxtaposant les champs de la table à joindre à ceux de la table d’origine.
Avec les logiciels de cartographie / SIG, la table d’origine est souvent associée aux géométries.
Les jointures attributaires sont utilisées pour introduire des informations nouvelles dans une couche géographique.

Source : Université Virtuelle Environnement et Développement durable, glossaire des SIG
La jointure attributaire est une fonctionnalité de base des logiciels de cartographie thématique ou de SIG.


✅ Données géographiques et attributaires
✅ Variables visuelles et implantation
✅ Discrétisation
✅ Habillage et mise en page
… nous avons maintenant tous les éléments pour réaliser une carte thématique !

Le projet Magrit a démarré courant 2016. C’est un projet libre, sous licence CeCILL (une licence compatible avec la licence GPL).

Le code source est disponible sur GitHub : https://github.com/riatelab/magrit.

Magrit est une application Web, c’est à dire qu’elle fonctionne directement dans un navigateur Web et donc avec n’importe quel système d’exploitation (Windows, MacOS, Linux, …).
Magrit est disponible en français, anglais et espagnol (Amérique latine).
Magrit permet d’importer des données géographiques dans de nombreux formats :
Magrit permet également d’importer des données tabulaires (qui pourront être jointes à des données géographiques) :
Les menus de l’application suivent les étapes d’une chaine de traitement de l’information géographique :


Également “carte de liens”, “carte qualitative (pictogrammes)” et “waffle map” (2 variables de stocks ou plus)


Magrit permet d’exporter les cartes réalisées dans différents formats :
Il est également possible d’exporter les couches présentes dans la carte dans différents formats :
💡 Utile par exemple pour réutiliser les couches issues de certaines modes de représentation (lissages, discontinuités, cartogrammes, etc.) dans un SIG.




Exemple de support de formation ⤴
⬅ Page d’accueil du dépôt des supports de formation

Cette démonstration vise à présenter les principales fonctionnalités de Magrit, de la réalisation rapide d’une carte simple jusqu’à la réalisation d’une carte plus complexe, à la mise en page soignée.
🖥️ https://magrit.cnrs.fr/
🕜 Environ 45 minutes
Données utilisées :
Objectif : Réaliser une carte thématique simple avec Magrit, de l’import des données jusqu’à l’export d’une carte vous satisfaisant.
Données utilisées :
Lien de téléchargement : https://link.infini.fr/datamagrit
🚀 À vous de jouer !
Un logiciel en développement actif…
Amélioration / refonte de l’interface utilisateur
Intégration de nouvelles fonctionnalités (analyses statistiques bivariées ou multivariées, personnalisation de nombreux éléments, etc.)
Facilitation de l’installation sur un poste de travail personnel

LAMBERT Nicolas, ZANIN Christine.
Manuel de cartographie. Principes, méthodes, applications.
Armand Colin, 2016.

BEGUIN Michèle, PUMAIN Denise.
La représentation des données géographiques. Statistique et cartographie.
4ème édition. Armand Colin, 2014.

Magrit : https://magrit.cnrs.fr/
Documentation : https://magrit.cnrs.fr/docs/
Dépôt GitHub : https://github.com/riatelab/magrit
Supports de formation : https://github.com/magrit-formations
Slides : https://mthh.github.io/Magrit-presentation-USSEIN-2023/
Contact : matthieu.viry@cnrs.fr

Comment procéder ?
1. Résumer la série statistique
Ces paramètres indiquent la valeur “typique” autour de laquelle les observations sont réparties.
Ces paramètres mesurent de l’écart des valeurs d’une distribution à une valeur centrale.
2. Analyser la forme de la distribution
essaim d’abeilles (beeswarm), etc.
3. Déterminer les intervalles des classes
les intervalles de classes…